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 PORTRAIT / Laurent Pech : le retour de l’humble et enthousiaste ex-président !

Laurent Pech est de ceux qui ont toujours le mot pour faire sourire mais qui n’aiment pas se mettre en avant. Lunettes noires bien fixées sur le nez et souriant, l’ancien président du jury a marqué les esprits des joueurs de l’édition 2019-2020 par sa bienveillance et son enthousiasme manifestes. Voguant entre l’Angleterre, où il enseigne depuis huit ans les sciences politiques à l’université de Middlesex et ses terres natales provençales, il revient cette année siéger au sein du jury international du Brussels’ World Simulation (BWS) pour notre plus grand plaisir. 

From Sciences Po Aix to England : un parcours internationalisé d’enseignant-chercheur 

Entre l’enseignement et lui, tout a commencé sur les bancs de Sciences Po Aix. “Je voulais rester étudiant for life : j’ai donc choisi le milieu académique » s’amuse-t-il à raconter. Une fois son doctorat de droit en poche, le jeune Laurent réalise son “post-doc” à Montréal puis obtient rapidement un poste de maître de conférences en Irlande, où il avait réalisé quelques années plus tôt son échange Erasmus. C’est dans le fameux Connemara, à l’université de Galway, qu’il fait ses armes de jeune professeur. Dès 2012, il est recruté par la prestigieuse université de Middlesex à Londres pour devenir le chef du département de droit et de sciences politiques. L’Union Européenne arrive chez lui à mi-parcours. “Lors de ma thèse de doctorat en Droit à Aix-Marseille Université, j’ai eu la chance d’obtenir un poste d’ATER à Sciences Po Aix. C’est  Monsieur Jean-Claude Ricci, le directeur de l’École à ce moment-là, qui m’a convaincu de donner les cours de séminaire en droit de l’UE” se souvient-il. Cette expérience lui permet d’obtenir “plus facilement” son poste au Canada et de réorienter sa recherche sur “des problématiques liées au droit de l’UE”.  Il devient à la suite titulaire de deux chaires Jean Monnet en droit public européen. Aujourd’hui, il a fait du “respect (ou non-respect) de l’Etat de droit en Europe” son domaine de spécialité et travaille en tant qu’expert pour eLabEurope. Membre du comité éditorial et scientifique des revues Hague Journal on the Rule of Law et Montesquieu Law Review, il rend également visite ponctuellement à l’université de Droit de Bordeaux en tant que professeur associé. 

“Le serious game apporte une extraordinaire valeur ajoutée dans l’approche pédagogique” 

Le BWS, Laurent Pech en entend parler par Rostane Medhi, directeur de l’École, lors d’une de ses visites à l’Institut d’Études Politiques aixois. “Je suis tout de suite convaincu non seulement de l’originalité de ce « serious game » mais également de son extraordinaire valeur ajoutée d’un point de vue pédagogique” confie ce fin connaisseur des entrailles juridiques de l’UE. Emballé, il découvre l’équipe enseignante et pédagogique du jeu qu’il estime “aussi motivée que sympathique”. Président du jury investi et disposé lors des plénières en janvier, il a été “particulièrement impressionné par la maîtrise démontrée par les étudiants dans leurs divers rôles”. En tant que juriste, il apprécie plus encore leur “maîtrise technique du dossier”, celui du numérique, tout comme la teneur des débats “toujours sérieux mais sans se prendre trop au sérieux”. Pour l’enseignant chercheur émérite, le jeu de simulation “apporte une connaissance très fine de l’écosystème institutionnel de l’UE aux élèves et constitue une recette d’une efficacité sans pareille pour motiver les étudiants”. L’expérience en immersion permet de rendre l’UE “en un objet d’étude plus concret et vivant”. C’est en raison du succès de l’édition précédente qu’il a accepté “de rempiler cette année avec grand plaisir” et qu’il a appuyé de nombreux joueurs dans la suite de leur parcours européen. Selon Laurent Pech, ce genre de programmes pédagogiques innovants gagneraient à être développés dans le monde universitaire. S’il regrette le manque de couverture médiatique sur l’UE aujourd’hui, il prend son rôle d’enseignant-chercheur à cœur et incite les universitaires spécialistes dans ce domaine “à mieux investir la sphère publique, comme par le biais de Twitter” afin d’intéresser le plus grand nombre. De son côté, le professeur essaie de rendre l’étude du droit de l’UE “le moins rébarbatif possible” en se focalisant dans ses cours sur les droits concrets et en évaluant les élèves grâce à un élément de mooting (procédure judiciaire simulée).  

Dans l’attente d’une édition 2020-2021 “aussi excellente”

À l’approche des plénières de Janvier, celui qui remet cette année son costume de président de jury à Rostane Mehdi, espère que “la cuvée 2020-21 du BWS sera aussi excellente que celle de l’année dernière”. Quoi qu’il en soit, l’expert en droit de l’UE estime que dans le contexte de pandémie mondiale de Covid-19, “il aurait été difficile de faire plus pertinent que la thématique de la politique des médicaments choisie cette année !”. Au milieu de l’incertitude générale, son objectif premier de l’hiver est de “survivre au virus” glisse-t-il avec humour. Un signe de plus qui marque son impatience à participer à cette nouvelle édition du jeu !

Marie Pouzadoux – équipe BWS 2020/2021

Attention il s'agit de la version archivée du BWS GAME 2020-2021, cliquez ici pour retourner sur la version 2021-2022

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